Jésus (5/5) La voie qui redonne du sens et un avenir

L’apôtre Luc, fort de plusieurs années passées au côté de Jésus en le suivant sur les chemin de la Galilée et de la Judée, traduira en une phrase riche de sens ce que Jésus est, ce qu’il porte et ce qu’il souhaite pour toute l’humanité. « Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. » Actes 4,12.
Une phrase qui dit tout de l’avantage à venir à la rencontre de Jésus, d’apprendre à le connaître, d’entendre ce qu’il a à nous dire. Les chemins que propose notre monde ou par lesquels nous passons, sont multiples. Parfois heureux et favorables, mais d’autres fois très éprouvants et fait de ténèbres. Mais tous mènent nul part. Pour une paix durable et un avenir certain, un seul chemin y mène ; Celui qui conduit au Dieu de la Bible et que Jésus a ouvert pour nous, un chemin sur lequel il nous a précédé et sur lequel il veut nous accompagner. « Je suis le chemin, la vérité et la vie, nul ne vient au Père que par moi ». Jean 14, 6.
Si Jésus a été cet homme contesté par les uns et légitimé par les autres, de toutes les manières il n’est pas comme les autres. A l’époque Il n’a pas été comme ses contemporains s’attendaient à ce qu’il soit. Aujourd’hui encore il n’est pas ce que l’on pense qu’il est. Et par le message qu’il a porté et qu’il porte toujours, il se distingue, crispant les uns trop attachés à ce qu’ils sont et à ce que le monde propose, encourageant et apportant l’espoir aux autres qui voient en lui l’issue favorable que notre monde ne peut offrir. A l’éphémère des uns, Jésus est venu proposer une perspective nouvelle, intemporelle et certaine. «Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde. » Jean 16, 33.
Alors à la question : « Qui est-il donc ? » la réponse, c’est Jésus qui lui-même la donne. « car je suis descendu du ciel pour faire, non ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé. Or, la volonté de celui qui m'a envoyé, c'est que je ne perde rien de tout ce qu'il m'a donné, mais que je le ressuscite au dernier jour. La volonté de mon Père, c'est que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle. » Jean 10 :38 à 40.
Et ce n’est pas une invitation élitiste, réservée ou conditionnelle. Il s’agit d’une invitation ouverte, disponible et intemporelle. Pas de critère d’éligibilité non plus, mais seulement de vouloir, nous, de cette relation étroite qu’il propose et d’en ressentir le besoin.
C’est cela que Jésus voulait faire comprendre à ses auditeurs lorsqu’il raconte l’expérience de ce fils qui s’émancipe et quitte sa famille pour vivre sa vie, comme il l’entend. Jusqu’à se rendre compte que cela mène nulle part et de décider alors de revenir auprès de son père, (Luc chapitre 15).
Si la première chose que l’on commente dans cette parabole de Jésus c’est l’attitude du fils, égoïste et ingrat jusqu’à ce que les réalités de la vie le conduisent à la repentance et à la prise de confiance qu’il n’y a qu’un seul chemin, celui du retour vers son père. On commente bien moins l’attitude du Père. La première choses que l’on remarque c’est que le père accepte la décision de partir de son fils et s’il l’a prévenu des dangers, il ne l’a pas retenu, il respecte son choix. De même qu’à aucun moment il ne va le rechercher. Sûrement pas parce qu’il n’en avait pas envie, mais parce que c’est la décision de son fils et il la respecte.
Mais au retour de son fils, le père en le reconnaissant de loin, court au devant de lui et se jette à son cou. « Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou. » Luc 15, 20.
Devançant et sans même porter attention à ce que son fils avait préparé à lui dire, le père met à l’honneur ce fils qui revient. Le mal et la peine sont effacés, comme ayant jamais existé.
A noter que si ce jour-là il reconnut de loin son fils, c’est certainement que tous les jours il scrutait l’horizon, nourrissant l’espoir du retour de ce fils.
Jésus, c’est ce père là. Un père qui se propose, mais qui ne s’impose pas. Un père qui accepte que l’on fasse le choix de s’écarter de lui et qui respecte ce choix, malgré ses mises en garde. Mais c’est aussi un père qui n’a de cesse de veiller, d’appeler et de souhaiter notre retour. Et c’est aussi ce père qui nous attend avec patience, qui nous reconnaît de loin et qui nous accueille sans commentaire, sans condition, sans reproche. Et il y a la joie, là où il est. « De même, je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de repentance. » Luc 15, 7.
L’apôtre Paul disait aux chrétiens de l’Eglise de Corinthe que Jésus n’est pas celui qui était seulement un homme en son temps. C’est celui qui est désormais Christ et qui met à notre disposition un pouvoir de transformation et aussi la réconciliation qui donne la paix, que le monde humain ne peut offrir et aussi. « Si nous avons connu Christ selon la chair, nous ne le connaissons plus de cette manière. Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Et tout cela vient de Dieu qui nous a réconcilié avec lui par Christ à qui il a donné le ministère de la réconciliation. »
Et Paul supplie les chrétiens de Corinthe, « à être réconciliés avec Dieu » 2 Corinthiens 5, 18 à 20.
Aux Ephésiens aussi, Paul évoquera l’attente de Dieu de nous voir revenir à lui et que tout est prêt pour nous recevoir. « Dieu est riche en miséricorde ; à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions des morts par suite de nos fautes, il nous a donné la vie avec le Christ : c’est bien par grâce que vous êtes sauvés. ». Ephésiens 2, 4 à 5.
Jésus n’a eu de cesse sur les chemins de Galilée et de Judée d’indiquer la route la meilleure. Alors que Jésus était à Capernaüm au bord du lac de Tibériade, une foule se presse vers lui et lui demanda, « Que devons-nous faire pour faire les oeuvres de Dieu ? Ce à quoi Jésus lui répondit, « L’oeuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé, car le pain de Dieu c’est celui qui descend du ciel et qui donne sa vie. » Et Jésus termine en disant, « Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim et celui qui croit en moi n’aura jamais soif ». Jean 6 ,28 à 35.
Notez la nécessité pour nous de venir et de croire ; alors Jésus nous accueille et nous réconcilie avec le Dieu de la Bible.
Depuis les temps très anciens des hommes et des femmes l’avaient compris et avaient saisi cette invitation. Pour ne citer qu’un seul, le roi David vient et croit et l’affirme. « Oui, mon âme, confie-toi en Dieu! Car de lui vient mon espérance.(62:7) Oui, c'est lui qui est mon rocher et mon salut; Ma haute retraite: je ne chancellerai pas » Psaumes 62, 5 à 6.
Les paroles de Dieu et de son Fils Jésus par lesquelles l’invitation nous est faite, sont nombreuses. Parmi les plus concrêtes, les plus en phase avec la réalité d’aujourd’hui et les attentes légitimes que sont les nôtres d’une vie meilleure, plus calme, plus sereine et qui ouvre des perspectives, il y a cette parole de Dieu donnée au prophète Jérémie :
« Car je connais les projets que j'ai formés sur vous, dit l'Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l'espérance. Vous m'invoquerez, et vous partirez; vous me prierez, et je vous exaucerai. Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre coeur.
Je me laisserai trouver par vous, dit l'Éternel ». Jérémie 29, 11 à 14.
Alors à la question : Mais qui est donc Jésus ? A la lumière de tous ces textes la réponse est là. Comme une porte placée devant nous, qui ouvre sur un chemin de vie sur lequel toute lumière est faite et sur lequel, les points d’appui ne manquent pas.
Mais cette porte il nous revient de l’ouvrir et de nous laisser trouver par Jésus afin d’être par lui réconcilié avec Dieu.
Jésus lui, nous attend, patiemment. « Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi. » Apocalypse 3, 20.
Ouvrons la porte et retrouvons-nous sur ce chemin pour marcher avec lui, « étant enracinés et fondés en lui et affermis par la foi ». Colossiens 2, 6 à 7.
Jésus a été un homme pas comme les autres. Messager de Dieu et Dieu lui-même. Il est venu pour ouvrir un chemin de salut sur lequel il invite chacune et chacun. Même 2000 ans après, c’est la voie qui redonne du sens et un avenir.
« Que le Dieu de l'espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi, pour que vous abondiez en espérance, par la puissance du Saint Esprit. » Romains 15, 13.

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