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NE PAS SE SUFFIRE DU SUFFISANT- La Bible répond

Dernière mise à jour : 19 mars 2025

Il n’y a plus beaucoup d’endroit sur la terre où ce qui compte c’est ce qui est indispensable. Dans nos sociétés très consuméristes et d’image, ce qui compte c’est d’avoir ce que l’on souhaite et montrer le meilleur de soi. Et pour cela on s’attache à rassembler ce qui est nécessaire  pour avoir et être ce que l’on souhaite. Et cela suffit.

On oubli cependant que le suffisant n’est rien sans ce qui lui est indispensable. Prenons deux exemples : Avoir le plus simple des téléphones portables est suffisant pour téléphoner de partout. Mais pour que cela marche il y a un indispensable : être connecté à un réseau téléphonique. Sans cela rien ne fonctionnera.

Un autre exemple, celui du feu : La condition suffisante pour qu’il y ait feu est de mettre en contact un combustible et un comburant et créer une étincelle. Mais il y a une condition indispensable pour que cela produise du feu. Il faut qu’il y ait de l’oxygène. L’oxygène seul ne peut donner du feu, de même que le plus beau briquet sans oxygène, ne pourra produire une flamme.

L’on peut avoir réuni toutes les conditions nécessaires, mais sans ce qui est indispensable, rien ne se passera. Et ceci est vrai pour presque tout. C’est la combinaison de ce qui est indispensable avec ce qui est nécessaire qui fait tout exister en vrai.

Ceci est aussi vrai dans le domaine du religieux et la relation à Dieu. Il y a ce qui est suffisant et il y a ce qui lui est indispensable, l’un et l’autre en se combinant pour conduire à la foi vraie.

Jésus lui-même s’est trouvé bien des fois confronté à des personnes qui, s’attachaient à ce qui leur paraissait suffisant quant à leur vie chrétienne, oubliant ou ignorant ce qui est indispensable à la foi vraie.

L’exemple du jeune homme riche est l’un de ces moments. La question est noble : « comment avoir la vie éternelle ? ». Questionné par Jésus, il présente sa vie comme sans défaut, c’est à l’évidence un bon chrétien qui fait tout bien. Et pourtant, au terme du dialogue avec Jésus il découvre qu’il lui manque l’indispensable. De là il s’en ira tout triste.

A un autre moment, alors que Jésus était à Jérusalem, car c’était le temps de la Pâque, voila qu’un soir de nuit un homme vient le voir pour lui dire : Jean 3 :2 « Maître, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu, car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n’est avec lui. » 

Cet homme choisi une forme rhétorique particulière qui, par une affirmation cache en fait un questionnement. On pourrait s’attendre à ce que Jésus lui réponde : « Tu dis vrai, crois en moi, ... ». Mais c’est tout autrement que Jésus va lui répondre.

Cet homme se nomme Nicodème. Ce n’est pas n’importe qui, il est membre du Sanhédrin qui est la plus haute instance religieuse du moment. Il est donc dans la hiérarchie du clergé et il est Pharisiens. Les Pharisiens étaient très attachés aux textes anciens de ce qui est aujourd’hui l’Ancien Testament, ils croient à la venue du Messie et sont très attentifs à ce qu’ont dit Moïse et les prophètes qui ont suivi. Un homme connaisseur des affaires touchant à la foi au Dieu de la Bible et un homme pieux et reconnu comme tel.

Nicodème vient vers Jésus, impressionné par ce qu’il a vu de lui, reconnaissant probablement en lui ce qu’a dit le prophète Malachie 4 :5 « Voici je vous enverrai Elie le prophète », d’ailleurs il appelle jésus « Maître ».

Pourtant Nicodème reste distant et même s’arrange pour ne pas s’impliquer personnellement. En effet il parle à Jésus à la première personne du pluriel : « Nous savons que tu es un docteur venu de Dieu ... ». Il prend la posture d’un porte parole, mais sans dire de qui. Mais alors pourquoi venir de nuit ? Il sait qu’entre les Pharisiens et Jésus les relations sont tendues et à l’évidence c’est pour ne pas s’exposer au « qu’en dira t’on »  qu’il vient de nuit. A l’évidence Nicodème n’est mandaté par personne ; c’est pour lui, pour ses question et son besoin de compréhension qu’il vient voir Jésus, mais il ne veut pas trop s’impliquer, pas s’exposer.

La manière de Jésus de lui répondre va le surprendre. Alors que Nicodème choisit de questionner Jésus par une affirmation qui impose d’aller dans le même sens, Jésus va lui répondre aussi par une affirmation, mais qui semble sans rapport avec ce que vient de lui dire Nicodème : Jean 3 :3 « En vérité je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu ». Notons qu’alors que Nicodème s’est adressé à Jésus par un « nous », Jésus s’adresse à lui par un : « je te le dis ». Il l’interpelle lui, personnellement.

Une réponse de Jésus énigmatique pour Nicodème. Comment une personne peut-elle naître de nouveau ? D’ailleurs  il va lui poser la question au verset 4 :  « comment un homme peut-il rentrer dans le sein de sa mère ? ». Nicodème sait que le propos est absurde, restant dans la rationalité humaine il ne comprends pas.   Alors Jésus, dans les versets 5 à 8 va l’amener sur le terrain spirituel « En vérité je te le dis si un homme ne naît d’eau et d’Esprit il ne peut voir le royaume de Dieu ». Et Jésus développe, cela devrait être plus clair pour lui, lui le religieux érudit qui croit en Dieu, qui certainement connaissait cette parole du prophète Zacharie 3 :4 « L’ange prenant la parole dit : Otez-lui les vêtements sales, et disant à Josué : Vois je t’enlève ton iniquité et je te revêts d’habits de fête ».  Et bien non, il ne comprends pas.

Alors Jésus va s’en étonner en lui disant au verset 10 « tu es docteur d’Israël et tu ne sais pas ces choses ! ».

Ce que dit Jésus est pourtant fondamental et raisonne comme la choses essentielle, car au verset 3, naître de nouveau est nécessaire pour VOIR le royaume de Dieu, au verset 5 naître d’eau et d’esprit est nécessaire pour ENTRER dans le royaume de Dieu.

Nicodème est venu en se prévalent d’avoir vu les miracles de Jésus, ce qui semblait suffisant pour lui. Le jeune homme riche, lui, vivait en bon chrétien. Sur tout cela, ni à l’un ni à l’autre Jésus dit que c’est mal, mais que c’est juste suffisant, auquel il manque l’indispensable.

  • Avoir la foi c’est suffisant

  • Croire en Dieu c’est suffisant

  • Faire oeuvre de bien c’est suffisant

Mais il y a un indispensable : naître de nouveau (naître d’en haut – en grec)

En fait Jésus répond à Nicodème comme en ses termes : « Nicodème, c’est bien tu as vu les miracles alors tu crois en moi, mais saches que ce ne sont pas les miracles qui te sauveront, ni se que tu fais. Un seule chose te te permet, c’est de naître de nouveau c’est çà dire de te laisser transformer, c’est ce que tu es »

Jésus à un autre moment dira à ses interlocuteurs « Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n'entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé par ton nom? n'avons-nous pas chassé des démons par ton nom? et n'avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom? Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité. »

Souvent notre croyances et l’intensité de notre foi se nourrissent d’émotions, qui par nature sont passagères, et qui donc une fois estompées fait retomber notre engagement profond. Ce la se nourrit aussi de bonnes actions. Comme une foi en pointillé. Et c’est ça que Jésus dit à Nicodème, si la foi est portée par des effets de circonstances extérieures, alors elle est vaine.

Pourtant c’est difficile. Même l’apôtre Paul témoignait de cette difficulté :

  • Philippiens 3 :12 « ... Je ne suis pas parfait »

  • Romains 7 :19 « je fais le mal que je ne veux pas et je ne fait pas le bien que je veux »

Mais la Bible répond. Jésus donne le chemin à Nicodème : Naître d’eau et d’esprit

Si naître d’eau renvoie au baptême, est-ce alors suffisant ? Il n’est probablement que le signe extérieur de la nouvelle naissance.

  • Psaume 52 :3-4 « lave-moi et je serai plus blanc que la neige »

  • Ezechiel 36 :25 « Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés; je vous purifierai de toutes vos souillures »

Naître d’eau c’est accepter le pardon de Dieu, par Jésus – On efface tout et on repart

Mais ce n’est que la première partie de l’indispensable, l’autre partie est de naître par l’Esprit. Que comprendre ? La réponse nous est certainement donnée par le prophète Ezechiel 36 :25-27 « Je vous donnerai un coeur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau; j'ôterai de votre corps le coeur de pierre, et je vous donnerai un coeur de chair. Je mettrai mon esprit en vous »

Non seulement Dieu offre le pardon mais aussi, par son Esprit, une nouvelle manière d’être et de penser. C’est donc accepter d’être transformé. Comme le vent, on ne sait d’où il vient mais on en voit les effets.

L’apôtre Paul dira aux Romains quelque chose de similaire. Romains 12 :2 « Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. »

De toutes les rencontres singulières que Jésus a eu, c’est la seule qui a conduit son interlocuteur à un changement profond. Jésus croisera 2 autres fois Nicodème (Jean 7 et Jean 19) et ces deux autres fois, Nicodème se présentera au grand jour et à la vue de tous et il défendra Jésus.

Naître d’en haut, c’est aussi pour nous

« Or, le Seigneur c'est l'Esprit; et là où est l'Esprit du Seigneur, là est la liberté. Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, » l'Esprit. » 2 Corinthiens 3 :17-18


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