Mais pourquoi ?
- Bible en Main
- 27 juin
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S’il y a un livre de la Bible qui suscite particulièrement beaucoup de questions, c’est celui de Job. Certains disent d’ailleurs que c’est une fable sans lien avec la vie réelle. Mais alors pourquoi fait-il partie des livres inspirés qui ont traversés les siècles sans se perdre ? Pourquoi Job est-il cité par d’autres écrivains bibliques ? C’est certainement qu’il porte un message utile à l’humanité d’aujourd’hui encore et par lequel Dieu se révèle et révèle son projet pour les hommes.
Pour ce qui est de la réalité de l’histoire, des indices montrent que cet homme et donc son histoire fait certainement bien partie de l’histoire réelle. D’abord on sait que Job habite le pays d’Uts. Le pays d’Uts est associé par le prophète Jérémie à Edom, une région au sud–Est de Canaan. Edom est une région mais aussi le nom du peuple qui a habité cette région et qui tire ses origines d’Esaü le frère de Jacob. C’est un lieu de passage et de commerce et les Edomites étaient plutôt riches. Les Edomites ont cependant toujours été en opposition au peuple de Dieu. Au temps de Moïse, alors que le peuple arrive à Kades, la terre promise par Dieu est à portée de marche, mais il faut traverser le pays d’Edom. Moïse envoie alors des émissaires vers le roi d’Edom pour lui demander droit de passage (Nombres 20 :14-17). La réponse du roi d’Edom est sans appel : « Tu ne passeras point chez moi sinon je sortirai à ta rencontre avec l’épée ». Nombres 20 :18.
On ne sait pas si Job était Edomite, mais c’est sûr il habitait le pays d’Edom et sa vie correspond bien à cette société qui s’enrichissait grâce aux routes commerciales venant d’Orient. Ce que corrobore le verset 3 du premier chapitre de Job : « Il possédait 7000 brebis, 3000 chameaux, 500 paires de bœufs et 500 ânesses. Il avait aussi un très grand nombre de serviteurs. Cet homme était le plus important de tous les nomades de l’est. ». C’est un homme riche et influent qui occupait une position sociale élevée.
Enfin, par deux fois Job est cité par les écrivains bibliques. D’abord le prophète Ezéchiel au chapitre 14 aux versets 14 et 20, où Job est associé à Noé et à Daniel, comme étant ceux qui seraient sauvés si le pays au milieu duquel ils étaient abandonnait Dieu. Puis dans le nouveau testament, l’apôtre Jacques au chapitre 5 verset 11 met en exemple la patience de Job.
Job est très pieux et contrairement aux Edomites il sert le Dieu créateur de la Bible. A aucun moment dans le livre de Job il est fait référence aux rites des lois Mosaïques et à aucun moment il n’est fait référence à la Loi. Ceci laisse à penser que Job aurait vécu bien avant Moïse, au temps des patriarches, d’ailleurs le verset 5 du premier chapitre laisse entendre qu’il agissait comme en ce temps-là.
Job, Edomite ou non, servait le Dieu d’Abraham, vie en Edom et est donc hors du peuple choisi par Dieu et de là, se trouve en dehors de l’alliance faite par Dieu avec Abraham. Et pourtant, force est de constater qu’il a bénéficié des bénédictions de Dieu. Cela rappelle un autre personnage, une femme en l’occurrence, Ruth, laquelle était Moabite, peuple maudit à jamais par Dieu. Et pourtant grâce à elle c’est la généalogie de Jésus qui va se construire.
Ce que cela nous dit déjà à ce stade c’est que même sous l’alliance ancienne la grâce de Dieu était ouverte à toutes celles et à tous ceux qui faisaient du Dieu de la Bible leur Dieu, attestant ainsi que le Dieu de l’Ancien Testament c’est le même que celui du Nouveau Testament sous l’économie du Christ. C’est le même Dieu, qui ne change pas et qui met l’homme, qui qu’il soit, au bénéfice de sa grâce. L’apôtre Jacques le dira d’ailleurs, « toute grâce excellente et tout don parfait descendent d'en haut, du Père des lumières, chez lequel il n'y a ni changement ni ombre de variation. » Jacques 1 :18.
Mais cependant l’histoire de Job est singulière et questionne. Elle questionne le sens de la vie, de la souffrance, de la croyance en Dieu même, tant parfois les bénédictions que l’on voudrait ou que l’on pense légitimes ne viennent pas alors qu’au contraire, c’est le malheur qui accable !
La piété de Job était exemplaire et cela était connu et reconnu. Le premier verset ne laisse aucun doute : « Cet homme était intègre et droit, il craignait Dieu et se détournait du mal. ». Malgré cela il ne va pas être épargné par les malheurs de la vie. Alors que tout lui souriait, il va tout perdre, y compris ses sept fils et ses trois filles et lui-même va souffrir en son corps. Dans un moment d’extrême détresse il dira, « Pourquoi ne suis-je pas mort dans le ventre de ma mère ? Pourquoi n’ai-je pas expiré au sortir de ses entrailles ? » Job 3 :11. Et sa détresse est grande en témoigne ce qu’il dit, « Mes soupirs sont ma nourriture, Et mes cris se répandent comme l'eau. Ce que je crains, c'est ce qui m'arrive; Ce que je redoute, c'est ce qui m'atteint. Je n'ai ni tranquillité, ni paix, ni repos, Et le trouble s'est emparé de moi. » Job 3 25-26.
Trois amis vont venir pour tenter de le consoler, mais en vain. Pire même, Ces trois amis, conformément à la pensée de l’époque, voulaient trouver dans le principe de juste rétribution par les dieux, l’explication de la situation de Job. La bénédiction pour ceux qui font bien, la malédiction pour ceux qui font mal.
Aussi voulant comprendre et cherchant à rationaliser la situation, ils vont faire douter Job et l’accabler. En effet, peut-être que tout ce qui lui arrive n’est que le résultat d’une vie qui ne fut pas si exemplaire que cela. D’ailleurs Job viendra à leur dire « vous êtes tous des consolateurs fâcheux… Jusques à quand affligerez-vous mon âme et m’écraserez-vous de vos discours ? Dix fois que vous m’outragez. » Job 16 :2 et 19 :2-3. Même la femme de Job viendra à lui dire « Tu demeures fermes dans ton intégrité, maudis Dieu et meurs ».
Job se défend, parce qu’il sait qu’il est fidèle en toutes choses, parce qu’il sait sa foi solide et il sait que celui qui peut le sauver c’est Dieu. « Mais je sais que mon Rédempteur est vivant, Et qu'il se lèvera le dernier sur la terre. Quand ma peau sera détruite, il se lèvera; Quand je n'aurai plus de chair, je verrai Dieu. Je le verrai, et il me sera favorable; Mes yeux le verront, et non ceux d'un autre ; Mon âme languit d'attente au dedans de moi. ». Job 19 :25-27.
Mais, face à la réalité de la situation face à laquelle le met ses trois amis, il vient à douter mais parce que lui aussi, il ne comprend pas. Aors il interpelle Dieu :
« Ne me condamne pas, fais-moi savoir pourquoi tu me prends à partie » Job 10 :2
« Innocent je le suis » Job 9 :21
« Jamais je n’ai transgressé les ordres du Saint. Pourquoi espérer quand je n’ai plus de force » Job 6 :10
« Je veux parler au Tout-Puissant, je veux plaider ma cause devant Dieu » Job 13 :3
Si effectivement l’on ne s’arrêtait qu’au constat de la situation telle qu’elle se présente à vue humaine nous serions aussi de ceux qui mettraient en cause la justice de Dieu, qui questionneraient ses intentions et qui s’associeraient à la révolte de Job. D’ailleurs où est Dieu ? Job et ses amis parlent sur lui et de lui, mais Dieu ne parle pas. Il faut attendre la fin de l’histoire, pour qu’enfin il prenne la parole.
Et pourtant Dieu a voulu que l’expérience de vie de Job parvienne à la connaissance de tous les hommes, jusque aujourd’hui. Parce Dieu, à travers la vie de Job, fait une révélation qui n’a pas son pareil. Une révélation qui permet de comprendre le pourquoi de toutes les mauvaises choses de notre monde, et dont nous sommes les victimes. Il lève pour nous le voile sur ce qui se passe derrière le rideau et sur ce qui se joue dans les coulisses de l’univers. Et de découvrir qu’il y a un autre personnage, qui agit en arrière plan, lequel mène une incessante action néfaste et contraire à Dieu (1 :6-7) et pour cela prend l’homme à partie.
Il conteste et met en doute la liberté de choix laissée aux hommes par Dieu, disant que ceux-ci croiraient en Dieu que par seul intérêt de ses bénédictions. Et c’est précisément ce qu’il dit à Dieu de Job « Est-ce d'une manière désintéressée que Job craint Dieu ? Ne l'as-tu pas protégé, lui, sa maison, et tout ce qui est à lui? Tu as béni l'oeuvre de ses mains, et ses troupeaux couvrent le pays. Mais étends ta main, touche à tout ce qui lui appartient, et je suis sûr qu'il te maudit en face. » Job 1 :10-11.
Tout comme cela s’est aussi passé bien avant Job, à l’aube de l’humanité avec Adam et Eve à qui ce même personnage les fait douter en leur disant « Dieu a-t-il réellement dit ?.... ».
Mais Dieu ne pouvait-il pas stopper net cet ange déchu ? Bien sûr que oui. Cependant si cela avait été ainsi, alors aux yeux de tous c’était lui donner raison !
Il fallait, comme il faut toujours, que le choix de Dieu soit un choix libre. Ainsi Dieu ne peut faire autrement, que de laisser à chacune et chacun cette liberté entre le chemin qui mène au bien et à la vie et le chemin qui mène au mal.
Mais Dieu ne reste cependant pas inactif parce qu’il veut que tous, ou à défaut le plus grand nombre, choisissent le chemin qui mène à la vie. L’apôtre Pierre l’évoque ainsi,« Le Seigneur ne tarde pas dans l'accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu'aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance. » 2 Pierre 3 :9.
Et dans ce contexte Dieu pose des limites. L’apôtre Paul évoquera cela en ces termes « Aucune tentation ne vous est survenue qui n'ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d'en sortir, afin que vous puissiez la supporter. » 1 Corinthiens 10 :13.
Pour ce qui est de Job, Dieu pose clairement qu’il n’est pas question qu’il soit porté atteinte à sa vie. En effet, mort la démonstration que le choix de Job de servir le Dieu de la Bible était un choix solide et résolu et que quelles que soient les circonstances il continue de placer sa confiance en Dieu. Tout comme David qui toute sa vie a été éprouvé et qui nous laisse l’extraordinaire Psaumes 34.
Verset 5 « J'ai cherché l'Éternel, et il m'a répondu; Il m'a délivré de toutes mes frayeurs. Quand on tourne vers lui les regards, on est rayonnant de joie, Et le visage ne se couvre pas de honte. Quand un malheureux crie, l'Éternel entend, Et il le sauve de toutes ses détresses. L'ange de l'Éternel campe autour de ceux qui le craignent, Et il les arrache au danger. »
Verset 19 « Quand les justes crient, l'Éternel entend, Et il les délivre de toutes leurs détresses; L'Éternel est près de ceux qui ont le coeur brisé, Et il sauve ceux qui ont l'esprit dans l'abattement. »
Verset 20 « Le malheur atteint souvent le juste, Mais l'Éternel l'en délivre toujours. »
Mais bien sûr que tout cela a un terme. Mais jusqu’à ce que enfin la promesse de Dieu d’éradiquer le mal avec celui qui en est l’instigateur et qui le porte soit effective, et permette de restaurer la terre en son état originel (voir Apocalypse 21 :1-4), il en sera ainsi : les hommes sont livrés aux assauts de celui qui s’oppose à Dieu et qui s’en prend à ce qu’il a créé. Mais Dieu n’abandonne pas l’homme et lui reste un recours.
Cette malheureuse expérience de Job rappelle aussi celle du dernier fils de Jacob, Joseph. Ce fils aimé, qui avait foi en le Dieu d’Abraham, qui avait tout et dont l’avenir lui était assuré. Mais victime de la jalousie de ses frères il va tout perdre en un instant et se retrouvera nu au fond d’un puit, pour être vendu comme esclave. De là il sera abusé, trompé, accusé à tord et il terminera dans la prison de Pharaon en Egypte dans laquelle, malgré son exemplaire conduite, il va y croupir plusieurs années, oublié de tous.
Comment humainement ne pas crier à l’injustice ? Comment ne pas aussi en vouloir à Dieu ?
Si Joseph dans sa situation fait preuve d’une exemplaire résilience, Job lui est dans une profonde révolte et en veut à Dieu. « Je dis à Dieu: Ne me condamne pas! Fais-moi savoir pourquoi tu me prends à partie! Te paraît-il bien de maltraiter, De repousser l'ouvrage de tes mains, Et de faire briller ta faveur sur le conseil des méchants? As-tu des yeux de chair, Vois-tu comme voit un homme? » Job 10 :1-5.
Mais de l’expérience de vie de Job, ainsi que celle de Joseph, nous révèlent aussi autre chose. Un autre chose qui cette fois rassure, qui rassérène, qui remobilise, qui nous relève et nous permet d’avancer.
Parce que contrairement à ce que les apparences laissent voir, Dieu est là près de nous, il nous équipe et nous protège. L’apôtre Paul, à plusieurs reprises évoque le conflit qui se joue dans les coulisses de l’univers. A l’Eglise d’Ephèse il invite à « Se Revêtir de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable. Car nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. Tenez donc ferme: ayez à vos reins la vérité pour ceinture; revêtez la cuirasse de la justice; mettez pour chaussure à vos pieds le zèle que donne l'Évangile de paix ; prenez par-dessus tout cela le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin ; prenez aussi le casque du salut, et l'épée de l'Esprit, qui est la parole de Dieu. Faites en tout temps par l'Esprit toutes sortes de prières et de supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance,» Ephésiens 6 :11-12.
Et à l’Eglise de Corinthe il parle de ce que Dieu fait, comme pour Job, « ...Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d'en sortir, afin que vous puissiez la supporter. » Corinthiens 10 :13.
Pas de fatalité ni de chemin sans issue pour celles et ceux qui quoiqu’il arrive gardent leur confiance en Dieu.
En poursuivant le livre de Job jusqu’au chapitre 32 on s’aperçoit de la présence silencieuse auprès de Job d’un quatrième personnage ; une présence qui s’interpose. Il a assisté aux échanges entre les trois amis de Job et Job. Son nom est Elihu qui peut être traduit de l’hébreu par « tu es mon Dieu ». Un nom évocateur, car en effet ce personnage va comme remettre les choses en ordre et surtout aider Job a prendre un peu de recul et être pour lui comme un messager. D’ailleurs au verset 18 du chapitre 32 Elihu dira, « Je suis plein de paroles, et l’esprit qui est au dedans de moi me presse ».
Elihu ne fera aucun cas de ce qu’ont pu dire les trois amis de Job, il dira même qu’aucun d’eux ne l’a convaincu (32 :12). Alors il va s’adresser à Job pour interpeller Job et lui dire qu’il a tord d’en vouloir à Dieu. « Je te répondrai qu'en cela tu n'as pas raison, Car Dieu est plus grand que l'homme. Veux-tu donc disputer avec lui, Parce qu'il ne rend aucun compte de ses actes ? Dieu parle cependant, tantôt d'une manière, Tantôt d'une autre, et l'on n'y prend point garde. » Job 33 :12-14.
Et lui dire au contraire, qu’il peut compter sur lui. « Mais s'il se trouve pour lui un ange intercesseur, Un d'entre les mille Qui annoncent à l'homme la voie qu'il doit suivre, Dieu a compassion de lui et dit à l'ange: Délivre-le, afin qu'il ne descende pas dans la fosse; J'ai trouvé une rançon ! Et sa chair a plus de fraîcheur qu'au premier âge, Il revient aux jours de sa jeunesse. Il adresse à Dieu sa prière; et Dieu lui est propice, Lui laisse voir sa face avec joie, Et lui rend son innocence. » Job 33 :23-26.
Et d’ajouter que Dieu fait tout. Et pas qu’une seule fois, mais autant de fois qu’il le faut (voir verset 29).
Parce que Dieu est au dessus de tout : « Car Dieu voit la conduite de tous, Il a les regards sur les pas de chacun. Il n'y a ni ténèbres ni ombre de la mort, Où puissent se cacher ceux qui commettent l'iniquité. Dieu n'a pas besoin d'observer longtemps, Pour qu'un homme entre en jugement avec lui » Job 34 :21-22.
Et Elihu ajoute : « Considère les cieux, et regarde! Vois les nuées, comme elles sont au-dessus de toi! » Job 35 :5.
Et il termine par cette parole d’espérance qui fait du bien lorsque comme Job nous sommes accablés « Dieu sauve le malheureux dans sa misère, Et c'est par la souffrance qu'il l'avertit. Il te retirera aussi de la détresse, Pour te mettre au large, en pleine liberté, Et ta table sera chargée de mets succulents. » Job 36 :15-16. « Dieu est grand par sa puissance, qui saurait enseigner comme lui ? » « Dieu est grand mais sa grandeur nous échappe ».
Dieu est grand et tout puissant mais cela n’est pas à la portée de la compréhension de l’homme, Elihu le dira d’ailleurs à Job « Dieu tonne avec sa voix d’une manière merveilleuse. Il fait de grandes choses que nous ne comprenons pas » (Job 37 :5). Mais Dieu n’est pas indifférent et surtout il maîtrise la situation de ce qui se joue dans les coulisses de l’univers et des conséquences que cela peut avoir sur les hommes.
Elihu, dans un rôle d’intermédiaire entre Job et Dieu, vient rétablir la relation entre Job et Dieu. D’ailleurs c’est maintenant Dieu lui-même qui vient s’adresser à Job dans un long plaidoyé en forme de questions posées à Job, sur ce que Dieu ne puisse faire.
La situation de Job est toujours la même, Pourtant, Job, s’appuyant sur les paroles d’Elihu, avec la conviction qui est la sienne mais conscient que la situation le dépasse, il fait le choix de revenir à Dieu, de s’abandonner à lui et formule cette prière emprunte de confiance :
« Je reconnais que tu peux tout, Et que rien ne s'oppose à tes pensées. Quel est celui qui a la folie d'obscurcir mes desseins? -Oui, j'ai parlé, sans les comprendre, De merveilles qui me dépassent et que je ne conçois pas. Écoute-moi, et je parlerai; Je t'interrogerai, et tu m'instruiras.
Mon oreille avait entendu parler de toi; Mais maintenant mon oeil t'a vu. C'est pourquoi je me condamne et je me repens Sur la poussière et sur la cendre. » Job 42 :2-4.
La situation de Job ne va pas changer, mais Job va avancer avec cette confiance retrouvée en son Dieu. Alors que dans sa situation c’est Job qui a besoin que l’on prie pour lui, Dieu lui demande à lui de prier pour ses amis. Job sait et il en a la ferme conviction que Dieu est avec lui, que Dieu s’occupe de lui, que Dieu a un projet pour lui. Tout comme le dira Dieu plus tard par le prophète Jérémie « Car je connais les projets que j'ai formés sur vous, dit l'Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l'espérance. Vous m'invoquerez, et vous partirez; vous me prierez, et je vous exaucerai. Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre coeur. Je me laisserai trouver par vous, dit l'Éternel » Jérémie 29 :11-14.
Combien de temps va passer le texte ne le dit pas, mais Dieu va bénir Job, qui sera même rétablit dans son premier état et même il deviendra deux fois plus riche qu’auparavant (Job 42 :10). Il aura à nouveau sept fils et trois filles et retrouvera tous ses amis.
Comme Joseph, oublié de tous dans la prison de pharaon. Mais pas de Dieu. Lui à qui l’on avait tout enlevé, qui a été vendu comme esclave, qui a été accusé à tord et mis en prison, il va devenir Gouverneur d’Egypte. Il sera aimé, respecté et retrouvera ses frères de malheur à qui il pardonnera et retrouvera même son père alors au crépuscule de sa vie.
L’expérience de vie de Job, comme celle de Joseph, sont parvenues jusqu’à nous pour nous révéler d’une part que la bataille entre le bien et le mal anime l’univers entier et confronte l’homme sans l’épargner, mais d’autre part que le mal, la souffrance, les épreuves, ne sont pas une fatalité, parce que Dieu reste présent et disponible pour celles et ceux qui quoiqu’il arrive placent leur confiance en lui et le laissent agir.
C’est pourquoi, comme le dit l’apôtre Paul, « Ces choses leur sont arrivées pour servir d'exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles. » 1 Corinthiens 10 :11.
Alors, s’appuyant sur l’expérience de tous ces hommes qui ont placés leur confiance en Dieu, comme Job , comme Joseph, comme David et tous les autres, « Fais de l’Eternel tes délices et il te donnera ce que ton coeur désire.
Recommande ton sort à l’Eternel, mets en lui ta confiance et il agira. Il fera paraître ta justice comme la lumière et ton droit comme le soleil à son midi » Psaumes 37 :4-6.




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