top of page

Le silence de Dieu



Le silence de Dieu

Qui dans son expérience de vie, ne s’a pas été confronté au silence de Dieu ?

Confronté à cette sensation que le Dieu auquel on croit est loin, silencieux, absent. Une sensation qui se fait sentir surtout lorsque les choses vont mal, que la douleurs et le désarroi s’emparent de nous ; un ressenti qui nous laisse comme seul.

Ah, il y en a cependant un qui s’en réjoui ! Celui que l’on nomme le serpent ancien, le diable ou satan et dont le mode opératoire est précisément de tout faire pour nous éloigner de Dieu.

Ce sentiment n’est pas nouveau. Il s’empare de l’homme depuis les temps les plus anciens et de nombreux exemples dans la Bible nous relatent des expériences où des hommes et des femmes ont été confrontés au silence de Dieu.

Abraham, le premier, fort de la promesse de Dieu qu’il serait père d’une postérité (Genèse 15 :5-6). Pourtant pendant 10 ans Abraham sera confronté au silence de Dieu, période pendant laquelle d’ailleurs, face à ce silence, il forcera le destin avec Agar. Quand Dieu se révèle à nouveau à lui c’est pour réitérer sa promesse (Genèse 17 :1) et à nouveau 9 années avant que la promesse se réalise (Genèse 21 :1)

On se souvient de la période des Juges avec les égarements successifs du peuple. 1 Samuel 3 :1 nous dit « que la Parole de l’Eternel était rare en ce temps-là ». Mais à quoi sert la Parole de Dieu lorsque l’on n’est pas à son écoute ?

Il y a aussi le cri de Job 30 :20 « Je crie vers toi et tu ne me réponds pas ». Une des plus terrible expérience

Plus tard, alors que le peuple de Dieu, postérité d’Abraham, fait sans cesse l’objet d’attaques par les nations voisines : Edomites, Moabites, Ammonites, Philistins, Assyriens, qui iront même jusqu’à se coaliser pour mieux battre le peuple Hébreux, Asaph, l’un des lévites préposé par David pour servir au temple, fera de nombreuses prières et écrira de nombreux chants dont celui du psaume 83 :2 qui raisonne comme un cri de désespoir « ô Dieu, ne reste pas dans le silence, ne te tais point et ne te repose pas ô Dieu »

Le prophète Habacuc, alors qu’il est en grande peine de voir le peuple de Dieu s’égarer et se perdre dans l’apostasie, fait monter son cri de désespoir à Dieu « jusqu’à quand ô Eternel ? J’ai crié et tu n’écoutes pas, j’ai crié vers toi et tu ne secours pas » Hab 1 :2

Il y a aussi ce Psaume de David, qui au-delà d’exprimer son ressenti face à sa propre vie, est de portée messianique et sera repris par Jésus lui-même, « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné et t’éloignes tu sans me secourir, sans écouter mes plaintes ? » Psaumes 22 :2

Enfin, alors qu’à la montre de Dieu le temps du grand rendez-vous s’approche et que s’ouvre le 7ème sceau, il y a un profond silence d’une demie heure avant que 7 anges avec 7 trompettes se déploient sur terre pour les dernières proclamations des desseins de Dieu.(Apocalypse 8 :1-2)

Le silence de Dieu, ressenti comme tel et qui pourtant lorsque l’on reprend chacune des situations évoquées et que l’on en considère les suites, on voit un Dieu à l’oeuvre, un Dieu qui s’implique, un Dieu qui répond. Des silences qui sont comme des rideaux mis entre Dieu et nous, alors que derrière c’est bel et bien un Dieu présent qui est là. Des silences qui se transforment en instrument de pédagogie parfois, mais aussi en motifs de louanges tant les bénédictions qui en résultent son grandes.

Dans l’histoire de Job, il faut attendre le 38ème chapitre pour que Dieu, enfin, se manifeste. Dieu sort du silence, certes pas de la manière que l’on pourrait s’attendre. Cependant, Job remplace son cri de détresse par cette parole de soumission reconnaissante « Je reconnais que tu peux tout et que rien ne s’oppose à tes pensées. J’ai parlé, sans les comprendre, de choses qui me dépassent et que je ne connais pas. Ecoute moi et je parlerai, je t’interrogerai et tu m’instruira » Job 42 :3-5. Dieu parle quand on l’écoute, quand on se laisse instruire part lui.

Habacuc aura finalement cette puissante déclaration de confiance en Dieu « J’ai entendu, mes entrailles sont émues. En silence j’attends le jour de la détresse. Toutefois je veux me réjouir dans le Dieu de mon salut. L’Eternel, le Seigneur, est ma force, il me fait marcher dans les lieux élevés » Habacuc 3 :16-19

Enfin et sans être exhaustif, David, qui se croyait totalement abandonné, s’en remet à son Dieu « L’Eternel est mon berger je ne manquerai de rien. Il me fait reposer dans de verts pâturages, il me dirige près des eaux paisibles » Psaumes 23

Assurément le Dieu de la Bible est un Dieu présent, qui prend soin de l’homme qui se confie en lui. Il n’y a pas de silence de Dieu, d’absence de Dieu, parce que c’est lui qui aime en premier. Le bien fait partie de lui et comme le rapporte l’apôtre Jacques 1 :16-17 « Il n’y a en Dieu pas de changement ni ombre de variation ».

Il y a cependant pour nous la nécessité d’être disposé à l’entendre, disposé à l’écouter, disposé à nous, faire silence devant lui, disposé à vouloir rompre avec le mal, disposé à vouloir le laisser conduire notre vie.

Plus que des paroles d’homme, la Parole de Dieu parle d’elle-même :

Deutéronome 4 :7 « Quelle est, en effet, la grande nation qui ait des dieux aussi proches que l'Éternel, notre Dieu, l'est de nous toutes les fois que nous l'invoquons? »

Deutéronome 31 :8 « L'Éternel marchera lui-même devant toi, il sera lui-même avec toi, il ne te délaissera point, il ne t'abandonnera point; ne crains point, et ne t'effraie point. »

Exode 14 :14 « L'Éternel combattra pour vous; et vous, gardez le silence. »

Esaïe 43 :2-3,4 « Si tu traverses les eaux, je serai avec toi; Et les fleuves, ils ne te submergeront point; Si tu marches dans le feu, tu ne te brûleras pas, Et la flamme ne t'embrasera pas. Car je suis l'Éternel, ton Dieu, Le Saint d'Israël, ton sauveur; Parce que tu as du prix à mes yeux, Parce que tu es honoré et que je t'aime »

Esaïe 59 :1-2 « Non, la main de l'Éternel n'est pas trop courte pour sauver, Ni son oreille trop dure pour entendre. Mais ce sont vos crimes qui mettent une séparation Entre vous et votre Dieu; Ce sont vos péchés qui vous cachent sa face Et l'empêchent de vous écouter. »

Philippiens 4 :4-7 « Ne vous inquiétez de rien; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos coeurs et vos pensées en Jésus Christ. »

Ephésiens 1 :16-21 « Je ne cesse de rendre grâces pour vous, faisant mention de vous dans mes prières, afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation, dans sa connaissance, et qu'il illumine les yeux de votre coeur, pour que vous sachiez quelle est l'espérance qui s'attache à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu'il réserve aux saints, et quelle est envers nous qui croyons l'infinie grandeur de sa puissance, se manifestant avec efficacité par la vertu de sa force. Il l'a déployée en Christ, en le ressuscitant des morts, et en le faisant asseoir à sa droite dans les lieux célestes, au-dessus de toute domination, de toute autorité, de toute puissance, de toute dignité, et de tout nom qui se peut nommer, non seulement dans le siècle présent, mais encore dans le siècle à venir. »

 

Pour celles et ceux qui se repentent, qui placent leur confiance en lui, qui sont assurés que même dans le silence Dieu aime et agi, de grandes bénédictions sont promises même lorsque comme Job, l’on ne comprend pas.

Parce que nous avons du prix aux yeux de Dieu.

Jésus lui-même, sachant que ses disciples connaîtraient un grand vide,ne quittera pas ses disciples sans les avoir assuré de l’attention permanente de Dieu « Voici je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » Matthieu 28 :20. La promesse de Jésus couvre chaque instant et ne connaît aucun repos.

Et lorsque les disciples demandaient à Jésus ce qu’était la prière, Jésus la pose comme un espace de rencontre privilégié avec Dieu « Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. »   Matthieu 6 :6

C’est notre Père, il est là, bien présent dans l’intimité d’une relation privilégiée. Il n’est cependant pas dit qu’il parle, mais qu’il entend, qu’il reçoit et qu’il rend. Rendre quoi ? D’abord la paix mais aussi sa réponse en son temps et toujours ses bénédictions.

Lorsque le silence de Dieu vous saisi, Dieu est à l’écoute. A nous de rester près de lui et de le laisser agir

Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
bottom of page