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AU SERVICE DE DIEU - AU SERVICE DES AUTRES

Dernière mise à jour : 7 avr. 2025



Etre au service des autres-entraide-servir Dieu
service

La Bible met en valeur le service. C’est un leitmotiv du Nouveau Testament, en particulier, où l’expression « les uns les autres » est récurrente : se laver les pieds ; mettre son don au service ; ne pas se mordre ni se dévorer ; exercer l’hospitalité ; être serviteur.

« L’église est l’agent divin établi par Dieu pour le salut des hommes. Elle a été organisée en vue du service, et sa mission est d’apporter l’Evangile au monde. Dès le début, le plan de Dieu a été que sa plénitude et sa générosité soient reflétées dans le monde au travers de son Eglise. »   (EGW principes de foi chrétienne, p.112).

Comme faisant partie de l’organisation de l’Eglise primitive, la première fonction que les apôtres, sous la direction du Saint-Esprit, ont créée, fut celle des diacres.

Le mot « diacre » vient du mot grec diakonos, qui est souvent utilisé dans le Nouveau Testament pour décrire le travail d’un serviteur, d’un domestique, d’un gardien.

Mais où et quand, le travail du diacre apparaît-il au sein de l’Eglise du Nouveau Testament ?

Son origine remonte sans doute au contexte particulier d’Actes 6. Elle est liée à la croissance rapide des croyants au sein de l’Eglise primitive après la Pentecôte. Une partie importante de ces croyants étaient pauvres, et l’église avait mis sur pied un ministère responsable de leurs besoins, gérant également une distribution de nourriture.

« En ce temps-là, le nombre des disciples augmentant, les Hellénistes murmurèrent contre les Hébreux, parce que leurs veuves étaient négligées dans la distribution qui se faisait chaque jour. » Actes 6:1

Avec cette croissance phénoménale de l’église et l’introduction d’un système d’assistance aux pauvres, les apôtres se retrouvèrent confrontés à un problème. Les veuves grecques se sentaient négligées par rapport aux veuves juives quant à l’aide qu’on leur prodiguait. Le problème ne se limitait pas seulement aux besoins physiques, mais commençait petit à petit à éroder la fonction spirituelle de l’Eglise.

Les apôtres remarquèrent le caractère critique de la situation et suggérèrent à l’Eglise de mettre sur pied une équipe spéciale de membres spirituellement mûrs pour s’occuper de cette question importante.

« Les douze convoquèrent la multitude des disciples, et dirent : Il n'est pas convenable que nous laissions la parole de Dieu pour servir aux tables. 3 C'est pourquoi, frères, choisissez parmi vous sept hommes, de qui l'on rende un bon témoignage, qui soient pleins d'Esprit-Saint et de sagesse, et que nous chargerons de cet emploi. 4 Et nous, nous continuerons à nous appliquer à la prière et au ministère de la parole. » Actes 6:2-3Cette démarche libérerait les apôtres et leur permettrait de se consacrer sur leur mission : «  à la prière et au ministère de la parole »Actes 6 :4

C’est ainsi qu’a débuté le ministère des diacres.

Les hommes ne sont pas les seuls à servir l’Eglise. Dans ses épîtres, Paul parle de plusieurs femmes qui servaient l’Eglise. Romain 16 : 1-2 se réfère à Phoebé, la première diaconesse que Paul recommanda qu’on reçût « d’une manière digne des saints ».

« Je vous recommande Phoebé, notre sœur, qui est diaconesse de l'Église de Cenchrées, 2 afin que vous la receviez en notre Seigneur d'une manière digne des saints, et que vous l'assistiez dans les choses où elle aurait besoin de vous, car elle a donné aide à plusieurs et à moi-même. » Romanos 16:1-2

Etienne figurait parmi les premiers croyants choisis comme diacres par l’Eglise apostolique. Sa vie représente ce que devrait être la personne choisie pour assumer ce ministère. Il est décrit comme un homme 

« … plein de foi et d’Esprit-saint » Actes 6 :5.

« … plein de grâce et de puissance, [qui] faisait des prodiges et de grands miracles parmi le peuple. » Actes 6:8

Que signifie être plein de l’Esprit Saint ?

Etre « plein » d’Esprit (Actes 6 : 5) implique qu’Etienne a fait l’expérience de ce que l’apôtre explique plus tard comme étant le fruit de l’Esprit :

« … l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la fidélité, la douceur, la tempérance. » Galates 5 : 22,23.

Etienne bien qu’étant une personne d’une grande foi et d’une grande spiritualité, ne se considérait pas comme quelqu’un dont le rôle était d’exercer sa puissance et son autorité sur les autres.

Christ est notre exemple parfait du service.

Le prophète Esaïe, annonçant la première venue du Christ comme Sauveur, a prédit qu’il exercerait un ministère en tant que serviteur.

« L’Esprit du Seigneur, l’Eternel, est sur moi, car l’Eternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux ; il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté, et aux prisonniers la délivrance…. Pour consoler tous les affligés ». Esaïe 61 : 1-2

Sa vie était source de toutes les bénédictions dont les êtres humains avaient besoin : santé émotionnelle, guérison spirituelle, bien-être physique, formation pour le service de Dieu et par-dessus tout, des conseils, afin que tous deviennent comme lui – des enfants de Dieu.

Nous sommes enfant de Dieu et pour notre bonheur nous dépendons les uns des autres. Christ nous dit : 

« Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur ; et quiconque veut être le premier parmi vous, qu’il soit l’esclave de tous. Car le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir » (Marc 10 : 43-45).

En paroles et en actes, Jésus a montré à ses disciples le vrai sens du mot service : ce n’est ni le pouvoir ni le contrôle ; ce n’est ni la position ni l’autorité ; il s’agit du service dans le sens le plus vrai pour Dieu ainsi que pour l’humanité.

Servir, c’est rendre meilleure la vie des autres. Beaucoup de personnes ont besoin de ce que vous avez : votre sourire, votre amour, vos encouragements, vos talents, votre écoute. Servir apporte une satisfaction que l’argent ne peut pas acheter. Vous ressentirez une paix, une joie, un épanouissement que seul Dieu peut vous donner.

Quand nous servons les autres, nous servons Dieu. Nous ne le faisons pas pour avoir des remerciements, mais nous de faisons pour Dieu, par amour.

Appartenir à l’Eglise de Dieu est un privilège unique, épanouissant pour l’âme. Dieu a pour objectif de rassembler des hommes et des femmes et de les unir en un seul corps, le corps du Christ, l’Eglise dont il est la tête. Tous ceux qui sont enfants de Dieu en Jésus-Christ font partie de ce corps.

L’Eglise appartient à Dieu. Nous devons mettre Jésus au centre de notre service et resté en connexion afin qu’il nous soutienne dans notre ministère au sein de l’Eglise et hors de l’Eglise.

Le livre des Actes des Apôtres nous indique que, lorsque les croyants se sont unis dans la prière, la Parole de Dieu s’est répandue et l’Eglise a grandi (Actes 1 :14 ; 2 :42,47 ; 4 : 18-25) Il en est de même, aujourd’hui, pour l’équipe diaconale. La puissance accordée sera proportionnelle à l’unité des membres et à leur amour de Dieu et de leurs semblables.

Une des plus importante tâche du ministère, dans laquelle tous les membres de l’Eglise, devraient s’engager, est de promouvoir et de maintenir l’unité au sein de la communion. L’unité de l’Eglise est trop précieuse pour être tenue pour acquise. Les membres doivent fonctionner en partenariat pour la croissance de l’ensemble et le renforcement de l’Eglise et à sa mission.

1 Corinthien 14 : 33 nous dit que « Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix ». L’ordre marque toutes les œuvres de Dieu dans l’univers. Elle est la loi des cieux et doit être également la loi du peuple de Dieu sur la terre. Il exige, de nos jours comme par le passé, que l’ordre et la discipline soient observés dans les affaires de l’Eglise.

En effet la maison du Seigneur, c’est l’endroit où le peuple de Dieu se rassemble pour adorer, pour écouter Sa Parole, pour prier et pour communier fraternellement ; c’est l’endroit où nous célébrons notre salut ; c’est là que Dieu invite tous ceux qui sont « fatigués et chargés » pour faire l’expérience d’un repos en lui (Mat. 11 :  28).

 L’action humaine doit s’harmoniser avec l’action divine, chacun subordonné à l’Esprit-Saint, et tous s’unissant pour proclamer au monde la bonne nouvelle.

Dieu nous a confié une grande œuvre ; accomplissons-la avec fidélité. Il accepte de service de ceux qui l’accomplissent de tout leur cœur et il est prêt à en combler les lacunes. C’est une bonne nouvelle.

Notre succès ne dépend pas des capacités que nous possédons ni de celles que nous acquerrons, mais du Seigneur. Ayons moins de confiance dans l’homme et davantage en ce que Dieu peut faire pour tous ceux qui croient. Demandons-lui la sagesse et il nous la donnera.

A tous ceux qui se disent ses enfants, Dieu dit :

« Connais le Dieu de ton père, et sers-le d’un cœur dévoué et d’une âme bien disposée, car l’Eternel sonde tous les cœurs et pénètre tous les desseins et toutes les pensées. Si tu le cherches, il se laissera trouver par toi ; mais si tu l’abandonnes, il te rejettera pour toujours. Considère maintenant que l’Eternel t’a choisi, afin que tu  bâtisses une maison qui serve de sanctuaire. Fortifie-toi et agis. » (1 Chroniques 28 : 9-10)

Le service pour Dieu procure de la joie, car voici ce que te dit Jésus, à toi qui est en train de le servir : « Entre dans la joie de ton maître. » Et toi qui cherche la joie véritable, celle qui descend du ciel, entre dans le service de ton Maître !

Ce n’est pas en vain que l’on sert Dieu. Une récompense d’une valeur inestimable est promise à ceux qui consacrent leur vie à son service.

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