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UN SEUL CHEMIN DE SALUT

Après une courte salutation, il commence par un : je m’étonne (v8) ; voulant ainsi d’emblée entrer dans ce qui le préoccupe de la situation des Galates.

Verset 8  du premier chapitre, « Je m’étonne que vous vous détourniez si promptement de celui qui vous a appelé par la grâce de Christ, pour aller vers un autre évangile. Non pas qu’il y ait un autre évangile, mais il y a des gens qui vous troublent  et qui veulent renverser l’Evangile de Christ ».

Les lettres de Paul aux églises du 1er siècle sont toutes singulières mais toutes mettent en avant la personne de Jésus devenu Jésus-Christ et nous disent d’une part ce que veut dire être chrétien et d’autre part comment se préserver du  monde de l’homme, dont les chemins éloignent de Dieu.


Parmi ces lettres il y en a une, courte, qui va droit au but et qui exprime comme aucune autre l’inquiétude de Paul qui voit combien les forces contraires à l’Eglise de Dieu se déchaînent.


C’est l’épître aux Galates.


C’est la seule épître qui ne commence pas par une prière de reconnaissance de Paul envers les destinataires. Après une courte salutation, il commence par un : je m’étonne (v8) ; voulant ainsi d’emblée entrer dans ce qui le préoccupe de la situation des Galates.

Verset 8  du premier chapitre, « Je m’étonne que vous vous détourniez si promptement de celui qui vous a appelé par la grâce de Christ, pour aller vers un autre évangile. Non pas qu’il y ait un autre évangile, mais il y a des gens qui vous troublent  et qui veulent renverser l’Evangile de Christ ».


Le sujet est ainsi posé et Paul est inquiet et en même temps on sent une certaine déception. D’ailleurs cette fois la lettre n’est pas dictée comme la plupart des autres, mais c’est lui-même qui la rédige (voir galates 6 :11) et à plusieurs reprises ils exprime son inquiétude jusqu’à dire qu’il en pleur (Galates 4 :19-20) , suppliant même les Galates de ce ressaisir (4 :12).


Notez que Paul ne s’adresse pas spécifiquement à une Eglise, comme à celle de Corinthe, d’Ephèse, De Colosse, de Rome, non là il s’adresse à tout un peuple : les Galates.

La Galatie était une région au centre de la Turquie. Paul consacrera son premier voyage à prêcher plus particulièrement dans la partie sud de la Galatie et de sa prédication naîtront les Eglises de Derbe,  de Lystre, d’Iconium, d’Antioche de Pissidie, de Pergé. Il repassera par là à l’occasion de son second voyage et il montra vers le nord pour aller en Bythinie, voyage au cours au cours duquel il sera arrêté par un ange qui lui dira d’aller plutôt vers l’ouest à Troas, pour se rendre en Macédoine. Enfin Paul traversera à nouveau la Galatie d’Este et Ouest lors de son 3ème voyage  pour se rendre à Ephèse.

Mais Paul n’a pas fait que de passer, car ayant été sérieusement malade lors de l’un de ces voyages il a trouvé l’hospitalité auprès des Galates. Ceci est dit au chapitre 4 :12-14. Il a donc laissé dans cette province des habitants qui ont cru en Jésus-Christ. Et ce n’était pas pour l’essentiel des Juifs quoiqu’il y avait une diaspora Juive significative. En effet Galates 4 :8-9 et 5 :2 disent clairement  que ces Galates n’étaient pas circoncis. Il s’adresse donc à des non Juifs qui semblent constituer l’essentiel des Chrétiens de cette province.


Pour la petite histoire il est intéressant de savoir que les Galates sont les descendants d’une communauté Celtes venue du sud de la Gaulle et qui au 3ème siècle avant Jésus va migrer en Asie et va s’installer dans l’actuelle ville d’Ankara (autrefois appelée, Ancyre).


La date de rédaction de la lettre est incertaine. Il convient de noter que c’est la seule lettre à laquelle Paul n’associe aucun collaborateur, ce qui laisse à penser qu’il était alors seul là où il était. Deux fois, Paul s’est retrouvé seul pendant un temps. Lors de son second voyage où il arrive seul à Corinthe et lors de son troisième voyage qui le mène à Ephèse. D’ailleurs au cours de ce troisième voyage, Actes 18 :23 nous dit « qu’après avoir passé quelque temps à Antioche Paul se mit en route et parcourut successivement la Galatie et la Phygie, fortifiant tous les disciples ».  Dans son épître aux Galates il fait également référence au Concile de Jérusalem (chapitre 2 :7-9) ce qui veut donc dire que la lettre vient après.


Est-ce donc après avoir quitté les Galates lors de son 2ème passage ou lorsqu’il arrive à Ephèse lors de son troisième voyage qu’il apprend que l’enthousiasme christique des Galates était retombé ? Il n’y a pas consensus, quoique l’hypothèse de la rédaction de la lettre aux Galates lorsque Paul est à Ephèse lors de son troisième voyage soit privilégiée.

Une choses est sûre c’est que relativement peu de temps (quelques semaines, quelques mois) s’est écoulé depuis que Paul a quitté les Galates, puisque qu’au verset 6 du premier chapitre « il s’étonne que les Galates se soient si promptement détournés de Jésus-Christ ». L’enthousiasme des Galates dont Paul fait état au chapitre 4 est retombé jusqu’à même se détourner de la foi qui était la leur suite à la prédication de Paul.


Les chrétiens de Galates font en effet face à de fortes pressions de la part de judaïsants, probablement de ceux venus de Jérusalem et que Luc dans Actes 15 :5 appelle « ceux du parti des pharisiens ». Après le départ de Paul ils mettent en doute sa prédication et vont convaincre les Galates que pour ce qui concerne le salut en Dieu, il convient de respecter les lois mosaïques et la tradition, notamment la circoncision. Et le pire c’est que certains de ces gens sont à l’intérieur de l’Eglise comme le suggère le chapitre 5  au verset 12. Ceux-là se disent chrétiens, mais cherchent à composer avec les rudiments du monde.

Et le débat était semble-il vif. Galates 1 :7 évoque des gens qui « vous troublent et qui veulent renverser l’évangile ». Galates 4 :17 dit « ils veulent vous détacher de nous pour que vous soyez zélés pour eux ». 


Et les Galates se sont laissés fascinés (Chapitre 3 :1).


L’épître aux Galates n’est pas comme les autres, d’ailleurs c’est une épître, surtout le chapitre 5, qui a fait trembler toute la Chrétienté du 1er millénaire et du moyen âge, et peut-être même encore aujourd’hui. En effet elle dit, par la bouche de Paul, sans détour que ce n’est pas  la religion du dogme et du faire qui sauve, ce n’est pas de pratiquer qui sauve, mais  notre salut c’est une personne, à savoir Jésus-Christ. C’est de notre relation avec Jésus, par la foi et avec l’aide du Saint-Esprit ,que l’espérance et la justice se trouvent (Chapitre 5 :5-6) et (Chapitre 2 :16).


Ce n’est pas de ce que nous faisons que vient le salut, ce n’est même pas par l’exercice même parfait de la Loi et du dogme. La rencontre de Jésus avec le jeune homme riche l’illustre parfaitement. On faisait croire aux Galates que la foi n’est pas suffisante et qu’il faut y ajouter des actes pour être accepté de Dieu. Paul est clair, ce n’est pas l’évangile de Jésus-Christ.


Et Paul l’affirme : il n’y a pas deux évangiles, il n’y en a qu’un seul (Chapitre 1 verset 9). Cela rappelle Ephésiens 4 :4-6 ou le même Paul dit « qu’il y a un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés à une seule espérance par votre vocation. Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous et parmi tous et en tous ».


Et si l’expérience des Galates nous concernait aussi. Bien sûr le sujet ne porte plus sur les lois de Moïse et la circoncision, mais les pratiques et traditions. Les considérons-nous comme conditions au salut ? Nous devrions aussi questionner notre notre manière de vivre la foi et questionner notre relation à Jésus-Christ.


Sommes-nous des croyants qui s’appuient sur les habitudes, les traditions et les convenances, ou sommes-nous des croyants qui s’inscrivent dans une intime relation avec Jésus-Christ par la foi et qui vivons le vrai évangile ? Comme le dit Galates 5 :6 « Car en Jésus-Christ, ni la circoncision, ni l’incirconcision n’a de valeur, mais la foi qui est agissante par la charité ».


Ce que Paul dit c’est que ce n’est pas la pratique, le dogme ou le rituel qui comptent, car rien n’est possible dans une religion du faire.  Mais ce qui compte et seulement, c’est  cette relation étroite et permanente avec ce Jésus qui est devenu Jésus-Christ.

Et ce que l’on apprend c’est que les Galates savaient tout cela (Chapitre 5  verset 7), et pourtant ils se sont laissés emportés.


Paul aux Ephésiens appelle les Chrétiens a être « des hommes faits dans la foi » « afin que nous ne soyons plus des enfants flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes. ». Contre cela et pour se prémunir de toute déviance du vrai évangile, Paul appelle « à ce que nous croissions à tous égard en celui qui est le chef, Christ » Ephésiens 4 :13-15


L’apôtre Jean rapporte cette parole de Jésus qui raisonne particulièrement : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma Parole, et mon Père l’aimera. Nous viendrons à lui et nous ferons notre demeure chez lui. » Jean 14 :23


  • Le Père nous aime PARCE QUE nous aimons Jésus-Christ.


Cela donne du sens à ce que Paul dit aux Galates au chapitre 2 verset 20, de sa propre expérience spirituelle : « ce n’est plus moi qui vit, c’est Christ qui vit en moi ».

Dans Luc 24 nous est rapporté l’épisode des deux disciples du village d’Emmaüs (situé à environ 12 km de Jérusalem). C’est après la mort de Jésus. Ces 2 disciples retournaient à leur village et discutaient de tout ce qui venait de se passer à Jérusalem, à savoir la condamnation de ce Jésus. Et voilà qu’un homme se joint à eux et les questionne. Cela étonne les 2 disciples, mais l’homme qui fait route avec eux se met à leur parler de la Bible (qui à l’époque n’est autre que l’Ancien Testament) et le texte de Luc 24 dit « en commençant par Moïse et tous les prophètes », c’est à dire depuis le début, il « leur expliquait toutes les écritures ».


Les 2 disciples sont très intéressés et font chemin avec cet homme. Alors que le soir était là ils invitèrent l’homme à rester avec eux. Le texte dit « qu’ils le pressèrent ». C’est à dire qu’ils insistent pour qu’il reste. L’homme accepte et prend alors le pain et le texte dit :« après avoir rendu grâce, il le rompit et le leur donna ».


  • Etonnant ! c’est l’invité qui donne à manger !


Le texte dit « qu’alors leurs yeux s’ouvrirent et ils le reconnurent ». Les 2 disciples venaient de passer au moins 3 ou 4 heures avec cet homme qui leur parlait du Dieu de la Bible. Mais ils ne l’avaient pas reconnu. Et ils vont s’en étonner eux-même au verset 32 « Notre coeur ne brûlait-il pas au dedans de nous lorsqu’il nous parlait en chemin et nous expliquait les écritures ? ».


 Ce n’est que lorsque qu’ils invitèrent l’homme et avec insistance, à rester avec eux, qu’ils le reconnurent. Au moment où une relation souhaitée et partagée s’est établie.


Cela rappelle ce que Jésus dit aux chrétiens de l’Eglise de Laodicée dans Apocalypse 3 :20 « Voici je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un ENTEND ma voix et OUVRE la porte j’entrerai chez lui, je souperai avec lui et lui avec moi ».


La vraie foi qui mène au salut se trouve dans un seul acte de notre part : celui de s’ouvrir à Jésus-Christ, celui de lui ouvrir notre porte. C’est cela que dit Paul aux Galates.


Paul va finir son épître en donnant de précieux conseils de vie chrétienne parce que pour se préserver des influences qui prônent un autre évangile il faut rester ancré et enraciné en Jésus-Christ. Pour y arriver Paul donne un certain nombre de clés :

  • Chapitre 5 :16-17 : Marcher selon l’Esprit et être conduit par l’Esprit –

  • Chapitre 6 :9-10 : Ne pas se lasser de faire le bien -

  • Chapitre 6 :2 : Etre solidaire les uns les autres –

  • Chapitre 6 :15-16 : Se laisser transformer.


Et tout cela ne peut se trouver que dans une relation privilégiée avec celui en qui mettons notre foi « pour attendre par l’Esprit l’espérance de la justice » comme le dit Galates 6 :5.

Et Paul termine son épître par cette expression qu’il ne réemploiera pas : « Paix et miséricorde sur tous ceux qui suivent cette règle et SUR L’ISRAEL DE DIEU » Galates 6 :16.

La fête de Pesah du peuple Hébreux symbolisait celui qui de tout temps est la Pâque, à savoir Jésus.  « Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé » 1 Corinthiens 5 :7-8.



Cherchons à connaître Jésus et entrons en relation avec lui, c’est le seul chemin de salut et nous serons alors de l’Israël de Dieu.

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